mardi, janvier 10, 2012

L'Internationale et Le Chant des partisans


En ces temps difficiles, où les bottes font de nouveau un bruit sinistre sur le sol qu'elles foulent, où les catho intégristes occupent soudainement le devant de la scène grâce à d'illustres représentants (pape, archevêque), où certains portant l'uniforme et devant nous protéger jouent les gros bras avec une totale impunité (ou presque), où les pauvres deviennent de plus en plus nombreux, j'ai eu besoin de vous partager les paroles de ces deux chansons. Engagées, résistantes, révolutionnaires mais justes puisque l'Histoire tente de se répéter à nouveau.
Bonne lecture et bonne écoute (puisqu'il suffit d'aller sur youtube)
Néanmoins, prenez garde, certains esprits s'échauffent en écoutant ces airs... et sont près à vous faire taire.






Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase
Foules, esclaves, debout, debout !
Le monde va changer de base
Nous ne sommes rien, soyons tout !
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni tribun
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge
Pour tirer l'esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge
Battons le fer quand il est chaud.
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|

L'état comprime et la loi triche
L'impôt saigne le malheureux
Nul devoir ne s'impose au riche
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez, languir en tutelle
L'égalité veut d'autres lois
Pas de droits sans devoirs dit-elle
Egaux, pas de devoirs sans droits
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|

Hideux dans leur apothéose
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail.
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|

Les rois nous saoulaient de fumées
Paix entre nous, guerre aux tyrans
Appliquons la grève aux armées
Crosse en l'air, et rompons les rangs.
S'ils s'obstinent, ces cannibales
A faire de nous des héros
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs
La terre n'appartient qu'aux hommes
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien, de nos chairs se repaissent
Mais si les corbeaux, les vautours
Un de ces matins disparaissent
Le soleil brillera toujours.
|: C'est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain :|










Ami, entends-tu
Le vol noir des corbeaux
Sur nos plaines?
Ami, entends-tu
Les cris sourds du pays
Qu'on enchaîne?
Ohé! partisans,
Ouvriers et paysans,
C'est l'alarme!
Ce soir, l'ennemi
Connaîtra le prix du sang
Et les larmes!
Montez de la mine,
Descendez des collines,
Camarades!
Sortez de la paille
Les fusils, la mitraille,
Les grenades...
Ohé! les tueurs,
A la balle et au couteau,
Tuez vite!
Ohé! saboteur,
Attention à ton fardeau:
Dynamite!
C'est nous qui brisons
Les barreaux des prisons
Pour nos frères.
La haine à nos trousses
Et la faim qui nous pousse,
La misère...
Il est des pays
Où les gens au creux de lits
Font des rêves;
Ici, nous, vois-tu,
Nous on marche et nous on tue,
Nous on crève.
Ici chacun sait
Ce qu'il veut, ce qui'il fait
Quand il passe...
Ami, si tu tombes
Un ami sort de l'ombre
A ta place.
Demain du sang noir
Sechera au grand soleil
Sur les routes.
Chantez, compagnons,
Dans la nuit la Liberté
Vous écoute...

samedi, janvier 07, 2012

Evolvers - Baza Novic - videos.arte.tv

Evolvers - Baza Novic - videos.arte.tv




un extrait du reportage retransmit ce soir sur arte. Autant vous dire que je suis toute ouïe , les yeux grands ouverts,
tout en écrivant ces quelques lignes.
Parfois certaines initiatives peuvent faire sourire, moi en tout cas, je reste baba devant la petite ville autogérée en plein New-York (exemple
à suivre ici) y compris la maison, dans laquelle vit notamment Baza Novic!
A méditer

Amel Mathlouthi Fi béli Che Guevara (www.avasinweb.com).mp4







jolie découverte conduite par le fruit du hasard,j'ai nommé: moteur de recherche you tube.
J'indique Che Guevara.... Evidemment, je me tourne ou plutôt je clique sur ce que je ne connais pas.
La chair de poule, charmée par sa voix, je veux en savoir plus sur la belle inconnue.
Forcément, j'écoute d'autres morceaux, je pianote dans google et j'appelle à l'aide mes amis fb (peu de réponses pour l'instant!)
Tunisienne, engagée, une artiste sublime que je vous laisse découvrir ou redécouvrir.
Surtout n'hésitez pas! Belle nuit à tous et à toutes!

lundi, janvier 02, 2012

BLONDIE - ATOMIC








Evidemment la chanson mythique de ce groupe est sans doute "call me" (au générique de quel film déjà?).
Ce soir, peut-être par nostalgie de mon enfance, j'ai redécouvert ce groupe...
Ou plutôt j'ai découvert qu'il s'agissait d'un groupe.
Dans mes souvenirs de petite fille, je ne me souvenais que de la chanteuse... Exit les musiciens... souvent le cas dans les groupes, le chanteur ou la chanteuse fait de l'ombre, parfois bien malgré lui. Il voit alors se diriger sur lui toute la lumière et les inconvénients de cette lumière, de la succes story. Faut avoir les épaules larges pour supporter tout ça. Mais en même temps, retourner dans l'ombre signifie la fin pour nombre d'entre eux... Combien de come back? et aujourd'hui c'est encore plus pitoyable, quand on voit toutes ces vedettes (svt avec peu de talent)dans des émissions de télé réalité.
POur en revenir à Blondie, la chanteuse se prénomme Debbie a fait une carrière solo (je crois), en même temps avec sa beauté, sa voix et son charisme, cela semble plutôt logique...
Par contre, je ne sais pas pour vous, mais toujours dans mon souvenir, je confondais son visage avec celui de Kim Wilde... Et j'en suis désolée... Après cette petite rétrospective perso, mis à part les années 80, ont-elles réellement d'autres points commun?

note pour moi-même: prévoir une rétrospective perso de Kim Wilde....
Mais je vous laisse découvrir ou redécouvrir le groupe Blondie (qui a commencé sa carrière avant 1980, faut-il le préciser?)

vendredi, décembre 30, 2011

réponse à un commentaire...


Aujourd'hui, je suis tombé sur un lien intitulé: "Hommage à vicky, sdf décédé à Noêl ou le cruel spectacle de la mort"

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/226881;hommage-a-vicky-sdf-decede-a-noel-ou-le-cruel-spectacle-de-la-mort-des-miserables.html

Un ami sur fb l'avait partagé, j'ai bien sûr relayé ce texte rappelant que nous avons chacun un rôle à jouer dans ce système: soit nous l'acceptons et l'aidons à perdurer ou ne faisons rien, soit nous le combattons.
Depuis quelques temps, j'ai décidé de le combattre parce qu'il est basé sur de criantes injustices, parce que je reste la petite fille qui ne comprenait pas pourquoi des enfants en Afrique mourraient de faim, alors que je pouvais manger comme quatre, si je le souhaitais.... sauf qu'au lieu de me sentir impuissante, je combats pour des jours meilleurs, pour plus de solidarité et de fraternité...

Suite à cette publication, une autre personne de ma liste d'amis affirme que les familles sont également responsables et que certains de ces sdf ne souhaitent pas se prendre en mains... Donc en gros à un moment donné, il faut arrêter de pleurer sur leur sort (si j'ai bien compris sa dernière intervention)
Evidemment, je réagis au quart de tour et je lui écris ceci, en guise de réponse:



ce n'est pas pleuré sur leur sort ce n'est pas de la pitié c de l'empathie, me dire qu'après tt je pourrais moi aussi être à leur place...qui sait? je sais aussi que certains ne peuvent plus être sauvés... je sais aussi que les relations familiales st svt très compliquées... je sais aussi que par pudeur, fierté ou orgueil certains n'osent pas demander de l'aide qd cela devient nécessaire (peut-être aussi à cause d'un sentiment de culpabilité qui joue parfois des tours, le sentiment d'avoir échouer, d'être un fardeau)... je sais aussi que pauvres et chômeurs et dc sdf ont tjs été nécessaires pour ces quelques autres qui s'enrichissent allègrement et s'empiffrent joyeusement.... le problème n'est pas que certains choisissent la rue,ni que certains soient trop saouls ou trop drogués ou trop fainéants, ni que certaines familles ne savent plus comment aider un être, leur proche, qu'elles ne comprennent plus ou qu'elles ne cherchent plus à comprendre et dc à aider... le problème est global et du à un système basé sur l'injustice... et comme V.Hugo je pense que la misère peut être combattue et anéantie à condition de le vouloir.

Le résumé de ma pensée, long commentaire... et je me suis dis peut-être qu'il serait bon de l'inclure dans un de mes articles... puisqu'il n'est sans doute pas le seul à penser ainsi et vice versa.
Suite de ma pensée:
ne pas détourner le regard de ces personnes vivant dans la rue, ni les regarder comme des voyeurs (un peu comme certains ralentissent lorsqu'il y a un accident sur l'autoroute)
sourire voire échanger quelques mots même si nous ne pouvons pas lâcher une pièce ou un ticket restaurant
leur fournir une adresse postale (ce qui peut les aider pour leur recherche d'emploi par exemple)
savoir ce qu'ils aiment, leur compétence, ce qu'ils recherchent
en bref les traiter en être humain, tout simplement

mercredi, décembre 28, 2011

Découverte d'un artiste... Benjamin Vorms


Hier soir, pas grand chose de prévue, si ce n'est la peur inexplicable de me retrouver devant la télé... Par un heureux hasard, un coup de fil,reçu par l'homme de ma vie, m' a permis de ne pas connaître cette triste fin. En effet, nous nous sommes retrouvés rue de Seine, au 25 plus précisément. Il s'agit d'une galerie, un peu vieillotte, portant le nom d'Etienne de Causans: son créateur sans doute. Je vous donne ce détail, étant donné que le numéro n'est pas indiqué sur la porte.
Le plus intéressant se situe en sous-sol... Ces derniers temps,les sous-sols m'inspirent beaucoup à dire vrai... Mais revenons à notre sujet.
De la peinture, voilà le sujet. L'artiste joue sur le noir et blanc, les ombres. Il joue également sur des figures légendaires telles que les vanités ou la mythologie grecque. Il sait également s'inspirer des comics et de l'univers de Sin City.
Il a également su retenir les leçons des grands maîtres... Je pense à Rembrandt et Vermeer pour son "jeune fille à la perle", à Goya surtout dans sa façon de créer un regard sans regard justement, un regard à vous glacer le sang, un regard remplit de folie ou de détresse.
Il a également la fâcheuse faculté à rendre vivant ses personnages, au point que certains d'entre eux vous obsèdent tout au long de votre visite et même bien après.
Oh pas de mauvaises compagnies loin de là, juste votre imagination qui vous joue des tours et s'amuse à inventer tout un destin à ces inconnus réels ou imaginaires.
Si vivants enfin que certains ressemblent à des photographies, instants précis et précieux, instantanés d'un présent déjà passé.
D'autres enfin sont comme des apparitions éphémères, comme cachées par l'ombre telle du brouillard ne révélant que le haut du visage ou une moitié, négatif d'une vieille pellicule rendant le personnage un peu flou,et de ce fait plus inquiétant.
Un artiste à découvrir jusqu'au 5 janvier... et ce serait dommage de passer à côté!

dimanche, novembre 13, 2011

10 mn pour un tableau (Dali, "Impressions d'Afrique)


Règle du jeu: un tableau ou plutôt une reproduction de tableau, un cahier et un crayon.
10 mn pour écrire quelque chose, une description ou même une histoire.


De suite, je reconnais Dali: quelque chose dans les couleurs employées, la forte présence du désert, comme dans un autre de ses tableaux (dont j'ai oublié le nom, c'est une habitude) qui montre notamment une horloge se diluer totalement, s'écouler comme le sable dans son sablier.

Au premier plan à gauche, le peintre peint, son chevalet lui masque le visage. A son regard comme envoûté, possédé, je l'identifie comme étant Dali, lui-même, à la fois auteur et personnage de son tableau.
Il tend la main vers nous, soit le spectateur est son modèle, soit il s'agit d'un appel lointain pour retrouver, se cramponner à un de ses souvenirs.
Seul son visage et sa main semblent être éclairés. Tout le reste se trouve dans l'ombre, l'oubli peut-être.
Sur lui, un tissu rouge, qui bizarrement me fait penser à la corrida. Il y a quelque chose violent de cette étoffe.
Derrière lui, un homme assis, recroquevillé sur lui même, la tête dans les genoux, désespéré, peut-être perdu dans ce désert.
Au fond, à droite dans les montagnes, un groupe d'hommes vêtus de blanc, une grande bâtisse, avec en surimpression un visage, celui d'une femme, sans doute la femme aimée. Ce visage est comme une photographie sur le reste de la peinture. Il est le seul réellement discernable.
Est ce que dans ce voyage toutes les pensées du peintre se tournaient vers elles?
Au fond à gauche un autre groupe: un guitariste, un homme debout sans visage ou du moins au visage effacé, à côté un homme à chapeau au torse gommé. Derrière eux des ombres noires dans une grotte.
Il s'agit du pouvoir du peintre sans doute: celui de créer, d'effacer ce qu'il fait, de repasser par dessus, de nous donner à voir sa propre réalité.
Plus que des souvenirs, une sorte de rêve, de cauchemar plutôt, tant le paysage semble rude, hostile à l'homme.