vendredi, avril 15, 2011

la commune expo hôtel de ville


Pour les 140 ans de la commune, l'hôtel de ville -qui abrita en son temps les communards- et la mairie de Paris ont décidé de rendre hommage à cet évènement historique, totalement oublié de nos programmes scolaires.
A travers des lithographies publiées dans des journaux et revues, des photographies, photomontages, décrets, écrits de différents acteurs ou témoins des évènements, il nous est permis de parcourir tout ce que fut la commune et l'après-commune. En effet, un aperçu de la répression nous est donné (pendant et après la semaine sanglante, mais aussi des ruines de Paris. Ces ruines que les étrangers pouvaient venir visiter, et garder en souvenirs grâce à des guides, photos et illustrations avant après, rendent compte de la violence des affrontements et des bombardements nourris qu'ont du subir communards et simples habitants de la capitale.
Le visiteur peut également lire que toute saisie sur salaire est désormais interdite, que la femme atteint plus de libertés... Elles sont nombreuses dans les rangs des communards et ont leurs propres lieux pour prendre la parole. Et nous voilà presque rêveurs devant tant d'avancées, bien vite effacées et qui manquent encore aujourd'hui.
Encore plus, dans un système libéral, liberticide et qui ne voit son salut qu'en proposant des politiques d'austérité touchant bien évidemment de plein fouet classes moyennes et défavorisées.
Plus qu'une révolte donc, nous réalisons combien les ambitions sociales étaient grandes.
Les lithographies, quant à elles, sont d'une grande minutie et réussissent à nous transmettre l'esprit et l'espoir qui régnaient alors.
Tout aussi minutieux, les dessins d'un des insurgés fait prisonnier par les Versaillais, rendent compte de la vie quotidienne au sein de prisons improvisées.
Et puis, nous n'oublierons pas non plus les visages immortalisées par les photographies. Qu'elles soient de groupe ou des portraits, toutes font apparaître la même détermination farouche, la tranquille assurance qui les animaient alors.
certains resteront même encore longtemps dans ma mémoire...
En sortant de l'expo, je me suis dit aussi que je voulais aller au delà de cet aperçu, que j'avais besoin d'ouvrir des livres. J'ai alors pensé à une librairie, situé non loin de daumesnil,"la brèche", qui pourrait sans doute m'aider pour cette recherche. Et puis , j'ai repensé à la compagnie des jolies mômes et son spectacle "barricades", auquel je n'ai pu encore assister. Et puis, à une jolie révolution qui foutrait enfin à terre ce système qui créer trop d'injustices et d'inégalités partout en Europe et dans le monde....
Mais avant ça, et pour satisfaire ma curiosité, le Petit Palais et le Comité d'histoire de la Ville de Paris ont décidé d'organiser tout un cycle de conférences à partir du 29 avril et jusqu'au 24 juin, pendant l'heure du déjeuner... Je vais donc pouvoir assouvir ma soif de savoir et ainsi réfléchir sur d'autres possibles.
Il ne tient qu'à nous d'appliquer et d'ajuster des modèles déjà existants...

pour aller plus loin

http://www.comedienation.com/spip.php?article77

http://www.patricelesaec.book.fr/galerie-intro/le-musee-des-fous

mercredi, avril 13, 2011

retour sur le musée des fous

Le musée des fous

J'ai eu la chance d'aller voir cette pièce de théâtre à la Comédie Nation, grâce à une invitation facebook.

C'est donc l'histoire d'un musée qui sera bientôt inauguré.Dans ce musée, point de tableaux, ni de sculptures, encore moins de photographies.
Ce musée "accueille" des êtres humains, bien vivants, comme vous et moi... Chacun d'eux a été choisi, sélectionné avec soin, afin de représenter au mieux les personnes-je devrais dire sujets- atteintes de maladies psychiatriques. Montrés du doigt, dans des cages -tels les animaux d'un zoo sinistre et grotesque à la fois-, ces "fous" comme on les appelle sont enfermés avec néanmoins la certitude de connaître un sort meilleurs que ceux, dénoncés, enfermés à tout jamais dans des hôpitaux qui n'en sont plus, à coups de lois discriminatoires et répressives.
Toute ressemblance avec des faits, lois d'un quelconque gouvernement actuel ou ayant existé n'est bien sûr pas fortuit...
Réflexion sur la folie d'une société qui a peur d'elle même et qui se barricade,se terre, collabore avec les autorités, se résigne surtout à participer à ce grand cirque. Les monstres de foire sont montrés afin de pouvoir les reconnaître et ainsi mieux les condamner.
Pourtant, ce sont eux, les plus lucides sur ce qui leur arrive, ce que leur entourage a pu vivre, ce qu'ils sont devenus en signant ce papier. Bourrés de médicaments (véritable aubaine pour l'industrie pharmaceutique), ils s'enfoncent inexorablement dans un gouffre qui ne semble pas avoir de fin.
Loin d'être tragique, les dialogues sont teintés d'ironie et de critiques acerbes sur ce que nous devenons, plus ou moins malgré nous;puisque, comme le rappelle le final, il n'y a rien de pire que la résignation, conduisant petit à petit à une forme d'indifférence à son propre sort et à celui de ceux qui nous entourent.
Quand à nous spectateurs, confrontés à nos propres peurs, petites folies, moments d'incertitudes, de déprime, il nous semble bien difficile de les juger, ces "fous" pour qui nous ne pouvons qu'éprouver de l'empathie, de la sympathie. Mieux une certaine connivence s'installe face à ce "on" si terrifiant qui peut désigner tout le monde et personne à la fois.

Quatre comédiens se donnent la réplique, transmettent ce texte qui donne ou redonne vie à un certain humanisme. Comment, en effet, rester de marbre lorsque l'on écrase des personnes déjà fragilisées, ayant une telle sensibilité au monde, au système qu'ils ne peuvent plus le supporter, et réagissent à leur manière, de façon pathologique, bien souvent en étant plus une menace pour eux même que pour la société. Mais ce qui n'est pas compréhensible fait peur, ce qui fait peur rend agressif et répressif, encore plus si cette peur renvoie aux failles d'un système qui cherche à perdurer à tout prix, quand bien même il mettrait en péril la majorité d'entre nous.
Aussi étrange que cela puisse paraître, toutes ces pensées, réflexions, émotions ne me sont pas venues à l'aide des dialogues-encore une fois brillamment écrits et interprétés- mais grâce à l'intervention pleine de sensibilité d'une danseuse mime. Sur chaque parcelle de sa peau, chaque mimique de son visage, j'ai vu naître les fantômes de ces maladies, plus explicites qu'un article de dictionnaire spécialisé, ou d'une recherche sur wikipédia. C'est elle qui transcende toutes les blessures de ces personnages, les nôtres aussi. C'est elle qui a su me donner des frissons, faire naître au sein de ma poitrine cette boule que je connais bien et rendre possible mes larmes et mon empathie. Et pour cela, je lui dis un grand merci.

J'espère que cette pièce et cette troupe trouvera très vite d'autres salles et d'autres dates, afin que beaucoup d'entre nous puissent y aller et constater que ce qui nous rend fous, malades (ulcères, cancers et autre), c'est avant tout ce système qui nous écrase. Une fois sortie de là, beaucoup, j'espère, prendront la fuite, ne se résigneront plus, se relèveront hauts et forts, voire entreront en résistance.

lundi, avril 11, 2011

FREE ZONE by AMOS GITAI




un film magnifique, une scène d'ouverture qui reste longtemps en mémoire, une chanson qui invite à la paix.....

mardi, avril 05, 2011

Que serais je sans toi - Jean Ferrat

Jean FERRAT chante ARAGON aimer à perdre la raison



et pour bien terminer la soirée....
Parce qu'aimer ne devrait être qu'ainsi....

Mylène Farmer - devant soi



j'aime bcp les paroles de cette chanson. Elle me parle énormément!