samedi, novembre 24, 2012

vie de squat 2 l'arnaque

mots clés: confiance, escroquerie, manipulation, duperie, tour de passe-passe Quand avons-nous recrutés ces gens? Cet été, ces personnes organisaient un grand évènement, dans un lieu bien connu et huppé. Décoration et travail en amont incroyable, c'est qu'on les attend au tournant. Ils dégotent du personnel bénévole, dont deux habitants de notre lieu. Devant tant de paillette, de sable jeté dans les yeux, nous gardons contact avec eux. En septembre, reprise de contact avec la femme, à la tête de cette petite entreprise familiale. On nous promet, un grand évènement, durant tout un week-end, ambiance garantie, déco salons marocains. Nous sommes rêveurs et attendons avec impatience l'arrivée des dates retenues. A quelques jours de l'échéance, l'évènement est reporté d'une semaine. Nous ne sommes pas prêts, les organisateurs encore moins. Grâce à quelques personnes de ce lieu et d'autres, encore de la main d'oeuvre gratuite, du matériel est trouvé, des outils sont prêtés, des câbles sont tendus. A quelques jours de l'évènement, le compagnon de la chef d'entreprise, remet tout en cause. Laissez moi faire, j'ai une vision de la disposition des câbles et des bâches. Laissez moi faire, je gère, je sais faire. Aidé par un des habitants, bon gré mal gré, les câbles sont retendus, et au passage un des lampadaire extérieure est sectionné net, un point de lumière en moins. Première boulette. Un jour avant la date, les bâches sont enfin tendues et tiennent parce qu'elles le veulent bien. L'habitant promu assistant reste sceptique. A-t-il ri intérieurement de tant de bêtise? Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, aucune déco rappelant le Maroc et ses souks, ni ses salons. A la place des bâches de mauvaise qualité, chaises et tables sont fournies par le lieu. Heureusement, nous n'en manquons pas. Rdv est pris, le jour j à 5h, horaire bien matinale, pour l'habitant à l'origine de leur venue (surtout qu'il est malade depuis une semaine).5h30 toujours personne. Ils arriveront tranquilles à 7h30, sans un coup de fil. L'habitant rappelle alors que le téléphone existe, que des excuses seraient les bienvenues et qu'il n'est pas un larbin, contrairement à ce qu'ils pensent. Le compagnon de la chef d'entreprise, remise à sa place, se sentant sans doute outragée, hausse le ton et se rue sur l'habitant. Il est lui aussi remis à sa place, mis en bas de l'escalier. Malgré les cris, réveillant tout le reste des habitants, les regards outrés de certains exposants venus plus tôt pour aidés leurs amis organisateurs et la menace d'annuler à la dernière minute, l'évènement aura bien lieu. Journée catastrophique. Remise en place de la fille de l'organisatrice, qui se sert dans la maison, comme s'il était chez elle, pour habiller le triste évènement. Les bâches sont hideuses et ne tiennent pas la route, se soulevant et formant des trous d'air, puisque le vent est de la partie. Les exposants sont frigorifiés, et grognent de la mauvaise organisation et du prix payé pour de telles conditions de travail. Le summum est lorsqu'une des armoires de fer lesté par des livres pour que la bâche ne s'envole pas, quitte le sol et assomme presque une des exposantes. Heureusement, elle a la tête dure. Dans le cas contraire, et si cela s'était avéré plus grave, les habitants se seraient retrouvés une nouvelle fois montrés du doigt et accusés de ce fâcheux accident, puisque ce sont eux qui occupent le lieu. En milieu d'après-midi, et bien avant l'heure prévue, les exposants découragés lèvent le camp. Leur matériel est entreposé dans un des box extérieur, le compagnon organise tout cela. Or, il donne celui qui ne ferme plus. Il suffit de tirer sur une des portes, pour que tout s'ouvre, même avec des vis. La nuit se passe.Le lendemain matin, une amie des organisateurs, créatrice de bijoux, déplore la disparition d'un de ses sacs, son travail depuis 10 ans. Accusation des habitants. Le tour est fait, rien of course. Pleurs, cris, larmes, l'amie passe toute la journée sur place, se plaignant auprès des autres exposants (certains déplorent aussi quelques pertes) et des habitants. A 20h, une réunion est exigée avec les habitants. N'ayant rien à se reprocher, chacun continue sa petite vie, tout en plaignant cette pauvre mère célibataire, qui ne peut plus vendre le fruit de son lourd labeur. (rien de bien extraordinaire en fait, voire de mauvais goût) L'heure fatidique habite. L'amie est rejointe par deux compagnons, une fille et un gars, bien bâti, bien grand, sans doute pour jouer la sécurité. On attend que les derniers exposants partent et que les organisateurs débarquent dans la salle commune. L'amie fidèle accuse alors l'unique habitant à avoir aidé, le même qui a eu une altercation avec les chefs de l'évènement. Il est reproché de l'avoir vu avec du matériel disparu la veille (effectivement, cela est bien le cas), l'après-midi même. Pire, une des habitantes, touché par ce vol d'une femme n'ayant que très peu de ressources, pense elle aussi avoir vu ce fameux objet. Le fidèle lieutenant de cet habitant prend sa défense, mais ce sent bien seul. Les autres habitants observent interloqués, se demandant sans doute comment tout cela va finir. Un autre habitant, propose même à la jeune femme de faire une perquis dans toutes les pièces de la maison, ce à deux reprises. Deux refus. Les cris continuent. ON reproche au lieutenant un certain manque de solidarité. Or, si solidarité il doit y avoir, c'est d'abord envers les autres habitants, puis éventuellement envers les autres équipes ouvrant des lieux de vie. Le silence revient tout à coup; Le compagnon, tel un prophète, prend enfin la parole. L'argent qui aurait du être donné aux habitants, pour occupation du lieu et dérangement causé durant 15 jours, ira à la pauvre amie. Petite info importante: certes, l'habitant qui a négocié cette venue, savait que les organisateurs allait donner un petit billet (ou 2), sans jamais en parler clairement, ni fixer une somme. erreur fatale. Le lieutenant sourit à l'habitant accusé de vol, un sourire ironique. Elle a compris leur petit manège. Joli scénario bien ficelé, en vue de se venger de l'affront fait la veille par l'habitant qui a osé se rebeller. L'amie, les organisateurs et la fille travaillent de concert. Cette dernière n'a pas vu l'objet en question, ni l'habitante qui se rappellera après leur départ que l'objet en question était un tourne disque de voyage, un objet collector, cédé à un des exposants, mais en aucun cas l'objet incriminé, perdu et au final le seul volé dans l'affaire. L'ami n'a pas payé son emplacement. Elle retrouvera plus tard son fameux sac et son travail. Tout bénef pour les organisateurs donc. Et c'est au lieutenant qu'on parle de sécurité. Cette fois, c'est sûr ils se débrouilleront avec leur propre réseau pour organiser leur évènement. autre scénario possible: quelqu'un de la maison veut faire accuser de vol le général (jalousie, envie), avec peut-être l'aide d'un des organisateurs... bref de la merde, dans les deux cas.

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