vendredi, octobre 26, 2012

crise de rage

Fatiguée, tout ou presque m'exaspère. La moindre remarque ou petite étincelle,et je pars en vrille, je te dis que je pars en vrille. Je te conchies toi et ta bêtise, ta méchanceté stupide tournée vers les mauvaises personnes...Au lieu de t'en prendre à toi-même, de réagir, de t'améliorer, d'avancer...Au lieu de t'en prendre au système... Mais non, tu ne fais rien pour changer les choses, même si parfois tu dis , que toi aussi, tout t'exaspère. Mais, tu ne bougeras pas le petit doigt. Je le sais. Tu n'es rien qu'un esclave du système, même pas foutu de gueuler, de te battre pour briser tes chaînes. En faisant ça tu pourrais te faire mal et sortir de ton petit confort. Tu n'es rien qu'une merde, que je ne viendrais pas plaindre, que je n'aiderais plus. Et le pire de tout, c'est que tu voudras m'écraser, je le sais. Le pire de tout, c'est que tu voudras me prendre pour une conne. Fais ça, et tu pourrais bien disparaître sans laisser de trace. Alors, va te chier toi et ta connerie! Je te dis, je te répète que je pars en vrille. Cesse de m'importuner, ne viens plus me parler, pas aujourd'hui, pas demain, va-t-en loin de moi. Laisse moi que je retrouve la paix, que je me calme enfin, que j'hurle ma rage contre le monde entier, contre tous et personne. Laisse moi, cesse de me regarder avec cet air de sinistré, ce n'est pas toi qui perds touts tes moyens, mais bien moi. N'essayes pas de me calmer avec des mots mielleux. Va-t-en, je te dis, va-t-en, laisse moi, que je me retrouve seule, enfin seule avec mes pensées et mes maux, avec ma rage et ma peine et que je puisse pleurer comme jamais auparavant... comme jamais avant ma prochaine crise de rage et de désespoir. Fatiguée, je suis fatiguée. Va-t-en que je me retrouve seule, que je puisse dormir enfin, effacer toutes ces mauvaises ondes, laisser mon corps respirer. Mais va-t-en, putain, va-t-en! Ce que je fais avec ce couteau? Un couteau de cuisine, je vais faire la cuisine. mais seulement quand tu seras loin. Fouts le camp, je te dis que je pars en vrille! Pars loin! fais le tour du pâté de maison, va voir un ami, mais je t'en prie laisse moi seule avec mes idées noires! N'avance pas!N'avance pas, je te dis! Mon couteau, attention! Tu vois! tu vois! t'es bien avancé maintenant avec ta blessure!
Je n'aurais pu que t'érafler, mais tu as trop avancé. Tu as trop avancé. Tu vas m'accuser, j'en suis sûre. J'appelle les secours, malgré tout. J'appelle, tu vois. Hein? Tu ne peux pas t'écrouler là comme ça, t'effondrer sur le carrelage de ma cuisine, te vider de ton sang. N'est-ce pas? Tu vas pas me faire ça? Tu vois, je te l'avais bien dit que je partais en vrille.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire