dimanche, novembre 20, 2011

mon excès de violence


Ce soir, tu m'a tellement mise hors de moi avec tes blagues lourdes, allusions à ma famille, que cette fois les larmes ne sont pas venues seules, les reproches non plus.
Pourtant, je t'ai averti plusieurs fois. Tu n'as pas cessé pour autant.
L'alcool sans doute.
Certains disent que c'est là qu'on voit la véritable personnalité des gens.
Pour ma part, je crois qu'il s'agit du côté sombre ou du côté con, qui tout à coup transparaît.
La fatigue et le mélange (malgré la faible quantité que j'avais ingurgitée)m'ont permis de faire apparaître mon côté sombre.
Ce soir donc, parce que j'étais tellement en colère après toi, je t'ai frappé.
D'abord des gifles, et le reste de ton verre que je t'ai balancé à la figure.
Juste l'envie de te faire arrêter de rire. L'envie que tu te taises et pur ça te donner des coups.
l'ultime moyen, comme s'il était le seul existant...Alors que j'aurais pu quitter la pièce, descendre, me retrouver seule et avancer ma lecture, mes affiches ou écrire autre chose que ce constat désolant, voire pathétique.
Constat de connaître déjà fort bien ce langage de la violence et d'avoir pu stupidement penser que me défouler sur toi aurais pu changer les choses...
N'y arrivant pas te balancer des mots terribles, des phrases blessantes pour te toucher là où ça fait mal.
Je voudrais que cette soirée n'ait jamais existé.
Toi, tu as l'air d'être déjà passé à autre chose, comme si ce n'était pas grave.
Pour moi ça l'est, je ne me suis pas reconnue ce soir. Je vais tout faire pour ne pas revivre ça. J'ai peur de te blesser vraiment un jour, si ça se reproduit.
Je ne connais pas mes limites.
Ce que je sais, c'est que je t'aime et que je veux ton bonheur, en aucun cas te faire du mal physiquement ou moralement, même si pour ce soir le mal est fait.
Là, tu as l'air d'être endormi. Je te souhaite de beaux rêves, Amour.

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