dimanche, novembre 13, 2011

DE L'INTERET D'OCCUPER DES LIEUX PRIVES APPARTENANT A DES BANQUES, ASSURANCES...

Depuis, le 5/11, le mouvement des Indignés occupe la Défense.
Moins nombreux que leurs homologues espagnols ou américains, il semblerait que cette fois la presse ne les ignore plus. La question est de savoir ce qu'elle compte en faire de ce mouvement; comment va-t-elle nous conter l'histoire de ces personnes, anonymes, qui partagent toutes au moins un point commun: le ras le bol du système actuel.
Comme à chaque fois, les Indignés Français connaissent le zèle de la police et de ces C.R.S: charges, confiscations de biens, à croire qu'ils font du racket.
Comme à chaque fois également, il s'agit d'occuper l'espace public avec tentes, banderoles, A.G et inviter les passants à les rejoindre.
Pourtant une autre alternative pourrait être envisagée, pas très compliquée à réaliser par des personnes motivées et volontaires.
Puisqu'il s'agit de s'attaquer à la finance et qu'il semblerait qu'ici le symbole de la défense n'est pour l'instant qu'un faible écho (au vu du nombre de participants), pourquoi ne pas occuper directement les espaces privés appartenant à ces banques ou assurances qui affichent des bénéfices plus qu'exorbitants par les temps qui courent.
D'autant plus que des lieux vides, il y en a à la pelle dans notre belle capitale et ailleurs, arborant des panneaux à louer, estampiller des logos de BNP Paribas ou Groupama (pour ne citer qu'eux), y compris des tours vides d'employés, dans le quartier même de la Défense.
Qu'est-ce-qu'il retient donc les Indignés d'y entrer?
Qu'est-ce-qu'il nous retient tous d'y entrer?
Ces milliers de m2 sont laissés à l'abandon, privés de vie, spéculation immobilière oblige.
Étudiants, précaires, S.D.F., pourraient y trouver refuge. Des réunions pourraient s'y dérouler et quelques tracts et annonces Facebook, Twitter et autres inviteraient ceux qui le souhaiteraient à nous rejoindre.
Des journées portes ouvertes et des permanences expliqueraient mieux que n'importe quel article ce que nous faisons là et pourquoi.
Quelques boîtes aux lettres, courriers envoyés, le tour est joué pour revendiquer que cet immeuble, appartenant à telle société, est devenu un logement, lieu de vie.
Interviennent alors la ronde des propriétaires, huissiers et avocats. Procédure enclenchée. Mois de répit pour les personnes à la rue mais aussi pour un mouvement qui prendrait alors son véritable essor: meilleure logistique, organisation. Plus de froid ou de pluie qui à la longue viendrait à bousiller notre belle détermination. Moins de charges des forces de l'ordre.... Ce qui avouons-le ne serait p as un mal.
Une véritable vie en communauté se créerait alors, ce qui, malgré quelques incidents inévitables, nous rendrait plus fort.
Qu'est-ce-qu'il retient donc les Indignés d'y entrer? Qu'est ce qu'il nous retient tous d'y entrer?
La peur d'une procédure? Celle de voir le visage du propriétaire ou plutôt d'un des représentants? Ou encore de devoir cohabiter tous ensemble justement, qui dévoilerait alors nos différences?
La peur est logique, normale. Elle arrange bien en tout cas tous ces magnats de la Finance, hommes de pouvoir et hommes au pouvoir qui en abusent depuis trop longtemps.
Ne serait-ce pas le bon moment de maîtriser cette peur, de la surpasser?
Alors qu'attendons nous pour investir ces lieux et y rester?
Ne lâchons rien et désignons directement nos adversaires-certes nombreux, mais nous sommes plus nombreux encore- grâce à des actions comme celles-ci.

Le temps n'est plus seulement à l'Indignation mais à la Résistance et à la Révolution!

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